COKY ► Je suis venu te dire que je m'en veux... (8/02)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

COKY ► Je suis venu te dire que je m'en veux... (8/02)

Message par Cole S.-Wildingham le Mer 8 Fév - 13:00

 
Je reçus le dernier sms de Lucky et me figeai. Est-ce que c’était encore en train de se passer ? Est-ce que j’étais sérieusement en train de faire tout foirer avec la fille à qui je tenais ? J’avais des précédents pourtant, c’est pas comme si c’était la première fois que je me comportais comme un vrai connard au point de faire foirer une relation. Mais là, c’était différent… Avec Lucky, c’était différent. J’y avais cru, j’y avais sérieusement cru, qu’on parviendrait à garder notre secret, à se préserver, à préserver notre couple. Et puis il y avait eu les textos soupçonneux d’Ayma, puis l’annonce de ma petite amie, ce mms, cette photo, cette… grossesse. Le scénario qui s’imposait à mon esprit alors c’était qu’on allait forcément faire le lien, on allait forcément me désigner, me montrer du doigts, et très rapidement découvrir notre secret. Et relation secrète, relation parfaite, relation publique = relation détruite. C’était bien connu. Pas un seul instant, cela dit, je n’avais pris le temps de me mettre à sa place à elle, d’essayer de comprendre ce qu’elle pouvait ressentir. M’énervant, agressif, directif, autoritaire, et même menaçant, je faisais tout pour l’influencer, la pousser à rapidement –régler le problème- et ce n’est qu’après un échange de sms tumultueux, lorsque sa réponse fit vibrer mon téléphone, que ses mots s’affichèrent sur mon écran que je réalisais combien j’avais encore été… fidèle à moi même, alias con et égoïste. Sauf que l’idée que tout soit véritablement fini entre nous, ça ne passait pas. Ca serait pourtant logique, surtout que là on avait frisé l’incident diplomatique. Ca serait plus raisonnable, de pianoter un –ok, c’était sympa le temps que ça a duré, salut.- pourtant je n’y parvins pas. Aucune réponse, non. Je rangeais mon téléphone, me levai, saisis ma veste, direction notre studio, celui qu’elle avait loué et qui nous servait de refuge secret. Frappant contre la porte d’entrée une fois sur place, j’entonnai : « Lucky, j’sais que t’es là, j’ai vu ta voiture en bas. Ouvre ! »

@Lucky E. Burberry
avatar
Cole S.-Wildingham

Messages : 22
Date d'inscription : 29/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: COKY ► Je suis venu te dire que je m'en veux... (8/02)

Message par Lucky E. Burberry le Mer 8 Fév - 15:04


    J'avais comme des ailes invisibles repliées dans mon dos, assise sur le sol colonne vertébrale plaquée légèrement contre la porte d'entrée du studio. Une main enlaçait mes jambes frêles, tandis que l'autre venait chasser les larmes qui coulaient sur mes joues. Elles coulaient toutes seules sans que je ne puisse les arrêter, les contrôler. Le bonheur était trop difficile et fragile. La meilleure solution était simplement de ne pas en avoir pour ne pas à avoir à souffrir de sa perte. Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l'esprit et du corps, d'où la souffrance, le stress, l'inquiétude et le trouble sont absents. C'était sûrement à cause de cela que je n'arrivais pas à l'atteindre. La souffrance, le stress, l'inquiétude, je les avais tous. Alors je pleurais toutes mes larmes, sans arriver à me calmer. Je me remémorais tous les bons moments que j'avais partagé avec mon petit ami, tous les sacrifices que j'avais pu faire pour ses beaux yeux et qui aujourd'hui, se réduisent à néant. Vous voyez, pour tous les efforts que j'ai fais, j'aurais souhaité qu'il me soutienne, qu'il sacrifie sa réputation juste pour me prouver que je valais quelque chose dans sa vie. Mais apparemment, je ne suis personne, je ne suis qu'une énième fille à manipuler, à jeter quand on en a plus besoin et ça fait vraiment mal. Puis, sans m'en rendre compte, ma main vient se poser sur mon ventre, plus que quelques heures avant que je ne perde définitivement ce petit embryon. J'évite de penser et d'avoir un quelconque regret après cette pilule avalé, mais plus les heures passent et plus, je me dis et si... Et si j'avais pensé à moi, et si j'avais pensé à ce futur gosse qui n'a rien demandé et que j'assassinais de sang-froid ? Bordel, comme j'aimerais que tous mes maux s'arrêtent, comme j'aimerais arrêter de souffrir. Tellement facile a dire... Puis d'un coup, la voix de mon petit ami resonne, voix qui me sort de mon état presque pathétique et qui m'affole en même temps. J'essuie rapidement mes larmes et me redresse en plaquant mains et front contre la porte. « Qu'est-ce que... Tu veux ?. » J'ai plus de force, plus de voix, je suis lasse et fatiguée.

____________________________________________________________________

I love you Like a Star @ heaven I love you Like a Star @ heaven I love you
avatar
Lucky E. Burberry

Messages : 28
Date d'inscription : 28/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: COKY ► Je suis venu te dire que je m'en veux... (8/02)

Message par Cole S.-Wildingham le Mer 8 Fév - 15:52

Sa voiture était ici, devant le bâtiment, garée, trahissant sa présence et c’était déjà un soulagement. Parce que les derniers textos, assassins de mon côté avait été radicaux du sien : ça sentait la fin. Et ça je n’arrivais pas à m’y résoudre. Je frappais donc contre le bois de l’entrée de notre studio en la hélant et j’eus assez vite sa réponse. Sa voix n’était pas lointaine, bien qu’étouffée un peu par la porte, ce qui me faisait penser qu’elle devait se trouver juste derrière. Naturellement, mes doigts effleurèrent la peinture de l’entrée comme si elle n’était pas là, entre nous, comme si c’était Lucky que je pouvais ainsi caresser. Quelques secondes simplement et puis je me repris, me redressant, laissant mes mains retomber le long de mon corps, sait-on jamais qu’elle me regarde à travers le judas. J’allais pas lui laisser entrevoir combien j’étais paniqué. Reprenant alors la parole, je répondais : « Je veux entrer… » Ton froid, directif, là elle va vachement t’ouvrir mon coco. Fallait que je laisse un peu tomber le masque, parce que sinon elle allait penser que j’étais simplement venu récupérer mes affaires et me les envoyer par la fenêtre, c’était sûr. Je me corrigeai donc, baissant les yeux, expliquant un peu plus clairement le but de cette visite : « Je veux m’excuser. Laisse moi entrer… S’il te plait. » Je le disais moins fort, d’une façon moins assurée, un peu honteux presque avec la conscience d’avoir agi comme le pire des enfoirés avec elle.
avatar
Cole S.-Wildingham

Messages : 22
Date d'inscription : 29/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: COKY ► Je suis venu te dire que je m'en veux... (8/02)

Message par Lucky E. Burberry le Mer 8 Fév - 17:29


    Le désordre du studio devait fortement ressembler au flux d'émotions qui tourbillonne en moi. Les coussins à terre, des verres au sol, tout l'appartement en dessus-dessous. Ça avait été pour moi, la meilleure façon de me défouler et puisque c'était la fin, ce studio ne sera plus d'aucune utilité de toute façon. Front plaqué contre la porte, je fusse surprise de la venue de mon petit ami. Je croyais que nous en avions terminé, qu'il allait pouvoir reprendre ses prouesses célibraire et enfin débarrassé du problème que j'étais pour lui. Au fond, je me demandais si jamais nous n'avions pas décidé de cacher notre relation, serait-il sorti avec moi ? Aurait-il eu le courage et le cran de me tenir la main devant tout le monde ? Ça aussi, j'ai sacrifié pour pouvoir être avec lui parce que honnêtement, je me foutais que la mather soit d'accord ou pas avec mon choix. Je suis une Burberry avant d'être une mather, ça c'était clair. Anyway, il voulait entrer, mais je ne l'autorisais point, gardant la porte fermée et le sachant tout proche de celle-ci. Alors que je ne m'y attends pas, ses paroles suivantes me laissent sans voix, j'ouvre les yeux et relève la tête. Est-ce que j'ai bien entendu ? Pas possible, mes oreilles me font défaut alors ? Mon cœur fit un bond tandis que je laisse mes bras retomber le long de mon corps. « Pourquoi maintenant ? Parce que j'ai avalé cette fichue pilule et que d'ici 24h, il n'y aura absolument plus rien dans mon ventre ? » Je crois que le mal, il l'a déjà causé, je crois qu'il me faudra plus que des excuses pour le pardonner, parce que ce qui s'apprêtait à grandir dans mon ventre méritait plus que de simples excuses pour son sacrifice. Mais pour je ne sais quelle raison, ma paume agrippe le poignet de la porte que je tourne pour ouvrir. Voilà s'ayez, nous sommes au tournant de notre histoire, soit elle continue, soit elle s'arrête ici. Sans un mot de plus, je lui laisse la parole la tête baissée parce que je ne devais pas être belle à voir, les yeux rougis par le chagrin.

____________________________________________________________________

I love you Like a Star @ heaven I love you Like a Star @ heaven I love you
avatar
Lucky E. Burberry

Messages : 28
Date d'inscription : 28/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: COKY ► Je suis venu te dire que je m'en veux... (8/02)

Message par Cole S.-Wildingham le Mer 8 Fév - 21:18

Devant la porte, penaud, yeux baissés, je laissais peu à peu tomber les armes, comprenant que mon attitude de coq fier et en colère ne mènerait à rien. Je me radoucis donc, ajoutant mon attention de m’excuser… Je détaillais l’entrée, toujours close, le bide serré. Est-ce que j’avais encore tout fait foirer ? La voix de la brune résonna à nouveau. Elle me questionnait, me demandant pourquoi maintenant, supposant ensuite directement que c’était parce qu’elle avait avorté, parce qu’elle avait avalé ce médoc qui allait interrompre la nidation de sa grossesse en entrainant un avortement dans les heures, jours à venir. Je déglutis difficilement, comprenant en l’écoutant, en entendant la nuance particulière de sa voix, le tremblement qui s’y faisait sentir, que cette décision n’avait pas du être évidente à prendre pour elle et qu’en lui imposant comme je l’avais fait, en la menaçant, je n’avais probablement fait qu’aggraver son malaise. « C’est pas ça… » répliquai-je, m’apprêtant encore à me lancer dans un nouveau plaidoyer lorsque la poignée s’activa, me faisant me taire quelques secondes. Mon regard accrocha le sien, ses yeux rougies, cernés, fatigués, peinés, et elle s’empressa de baisser la tête, sans dire mot. « Lucky… » Son prénom se coinça dans ma gorge alors qu’un sentiment de culpabilité m’envahissait. Je fis un pas à l’intérieur, refermant la porte derrière moi avant de reprendre, de répondre enfin à ça question, la reprenant tout d’abord : « Pourquoi maintenant ? Parce que tu m’as dit que c’était terminé. Et c’est pas terminé Lucky. Pour moi c’est pas terminé. » Je refusais qu’on se sépare en fait, concrètement. Alors oui, sa décision d’avorter, c’était surement plus sage mais ce n’était pas la raison de ma soudaine venue. J’étais là parce que j’avais pris conscience que j’allais la perdre, c’était ça qui m’avait guidé à monter dans ma Rolls et à rouler jusqu’ici comme un fou furieux, ça qui m’avait conduit jusque devant cette porte à frapper et à l’appeler, ça, enfin, qui me poussait à cet instant à me dévoiler un peu plus et à me lancer sur le terrain glissant des excuses. Je m’avançai un peu plus, m’approchant d’elle, glissant mes doigts sous son menton pour lui faire relever le visage vers moi, plongeant mon regard dans le sien pour obtenir toute son attention : « Je suis désolé Lucky. Je suis nul. J’suis un gros nul mais je ne veux pas te perdre. Laisse moi une chance. » Encore une, serait plus juste..
avatar
Cole S.-Wildingham

Messages : 22
Date d'inscription : 29/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: COKY ► Je suis venu te dire que je m'en veux... (8/02)

Message par Lucky E. Burberry le Jeu 9 Fév - 0:11


    Il était là, devant moi et je n'osais pas le regarder, même après ses mots. Même le fait qu'il avoue que ce n'était pas terminé pour lui. Même lorsqu'il me demandait une seconde chance... Je me contentais de craquer à nouveau et de pleurer et pleurer encore, espérant peut-être que cela suffirait à me soulager… Seulement, pleurer toutes les larmes de mon corps ne suffiraient pas. Ma main sur mon ventre, je ressens une étrange douleur, je ne sais pas si le travail a commencé, je ne sais pas si c'est tout le stresse accumulé. Mais j'ai mal, alors je recule et j'agrippe mon ventre d'une main, me penchant légèrement vers l'avant pour m'appuyer contre quelque chose, de mon autre main. Mais la douleur est insupportable. « Ashleigh avait raison... Je regrette. Je regrette d'avoir avalé cette pilule. Je regrette parce qu'au fond, je le voulais... » La douleur m'oblige à m'allonger au sol et me replier contre mon ventre... « J'le voulais parce qu'il était de toi... Et... J'ne veux pas le perde. » Je suis partagée entre mes pleurs interminables et mes douleurs incessantes. De toute ma vie, je n'ai jamais autant pleuré. « Sauve-le Cole, sauve le, je t'en supplie ! » Est-ce qu'il n'était pas trop tard ? Est-ce que j'avais encore une chance de le sauver, est-ce que j'étais en train de le perde ou bien, c'était autre chose ? Est-ce moi qui étais en danger avec cette grossesse ? J'en sais rien, mais tout ce que je veux, c'est qu'il me prenne aux urgences et qu'il sauve son futur gosse, qu'il nous sauve... 1 mois et demi, son gosse a 1 mois et demi et ce n'est pas rien.

____________________________________________________________________

I love you Like a Star @ heaven I love you Like a Star @ heaven I love you
avatar
Lucky E. Burberry

Messages : 28
Date d'inscription : 28/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: COKY ► Je suis venu te dire que je m'en veux... (8/02)

Message par Cole S.-Wildingham le Jeu 9 Fév - 22:08

Je laissais un peu tomber le masque, excuse, regrets… Cherchant son regard, lui demandant une autre chance, les prunelles de la brune évitèrent les miennes, ses yeux se chargeant de larmes. Chagrin, bouleversée, ou… douleur ? Sa main alla se poser sur son ventre, un rictus se dessina sur son visage. Un pas en arrière, elle recula, ses doigts crispés sur son T shirt, s’agrippant à un meuble de l’autre main. Et d’un air désolé, l’expression de mon visage passa à véritablement inquiet. «  Lucky, qu’est-ce qui… » Et là, elle me parla d’Ashleigh, sa garce de meilleure amie. Qu’est-ce qu’elle avait à voir là dedans ? La jeune femme souffla qu’elle regrettait, d’avoir pris ce médoc… Elle le voulait au fond d’elle ce gosse. Elle finit par s’allonger, tordue, repliée sur elle même, et je fondis sur elle, m’accroupissant à côté d’elle, attrapant sa main, passant mes doigts sur son front : « Chuuut… » Anxieux, alarmé, livide… « T’as mal ? Tu saignes ? T’as pris ce truc quand ? »  Je soufflai, me redressai, plongeant ma main dans ma poche en la voyant si algique, je me sentais impuissant. Il me fallait de l’aide. Je composais le numéro des secours. « Ma petite amie est en train de faire un malaise… Elle est par terre… Non, elle est consciente. Elle est enceinte, elle a pris un truc aujourd’hui pour stopper la grossesse, je crois qu’elle ne supporte pas ce machin… » Je retournai m’agenouiller près de Lucky, prenant doucement ma tête sur mes genoux, le portable toujours collé à mon oreille, suivant les indications du doc au bout du fil, essayant de répondre aux questions de mon interlocuteur. « Faites quelque chose ! » finis-je par m’énerver sur lui, perdant patience, raccrochant énerver. « Je t’emmène à l’hosto, c’est des incapables… » soufflai-je avec agacement, incapable d’attendre que ces guignols déclenchent une sortie d’ambulance pour venir chercher la jeune femme. Saisissant Lucky, une main derrière sa nuque, l’autre derrière ses genoux, la portant ainsi pour la sortir d’ici, la posant délicatement sur la banquette arrière de ma Rolls ensuite, m’installant derrière le volant, direction les urgences. « Je suis là… Tout va bien se passer… » Mon inquiétude à moi c’était pas pour le bébé, ou l’embryon d’ailleurs, parce qu’à ce stade ce n’était pas encore vraiment un gosse. Mon inquiétude à moi c’était elle. Je ne supportais pas de la voir souffrir ainsi, et si il lui arrivait quelque chose à cause de ce cachet qu’elle avait pris ? Si elle y laissait sa peau ? A cause de moi ?
avatar
Cole S.-Wildingham

Messages : 22
Date d'inscription : 29/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: COKY ► Je suis venu te dire que je m'en veux... (8/02)

Message par Lucky E. Burberry le Jeu 9 Fév - 23:38


    Sans vraiment pouvoir expliquer, je me sentais en sécurité avec lui. Cole était la seule personne dont j'avais besoin à ce moment précis. Alors même si le mal était insupportable, il me donnait la force de le supporter. Je le vois paniquer, appeler les urgences, je vois ses yeux humides et je peux affirmer ne l'avoir jamais vu dans cet état. Ça me réchauffe le cœur parce que cela prouve au fond, qu'il tenait à moi et pas qu'un peu. Ses mots sont donc sincères, il ne veut pas que nous nous séparions. Il veut une seconde chance, il veut se rattraper et je peux voir à quel point il se sent coupable de mon état. Me réconfortant et m'affirmant que tout ira bien, je n'avais bizarrement plus peur. J'avais confiance en lui. Alors même si la douleur persistait, je faisais tout pour me retenir de me plier davantage à elle. Cole s'énerve contre son tel et il me transporte lui-même aux urgences. Pendant qu'il court, mes lèvres rejoignent son oreille où je lui murmure un « Je t'aime. » Simple avant de perdre connaissance, puis emmenée d'urgence dans un bloc. Les docteurs refermèrent la porte au nez de l'eliot, l'interdisant d'aller plus loin. Il devra patienter quelques heures et pendant ce temps, une infirmière s'informait de mon cas auprès de lui, demandant plus de détails à mon état. Et ensuite, elle informa le docteur qui s'occupait de moi. 45 minutes plutard, je fusse montée dans l'une des chambres où l'on permit à mon bien aimé de me voir. Alors lorsque j'ouvre les yeux, c'est son visage que je vois en premier. « Coucou toi... » Murmurais-je d'une faible voix, alors qu'une infirmière se pointait, presque désolé. « Il n'est plus là, c'est ça ? » Une main se pose instinctivement sur mon ventre et les larmes regagnent bientôt mes yeux. Yeux que je ferme un instant pour chasser mon chagrin. La dame sourit et rétorque aussitôt. « Vous n'avez pas bien réagi à la pilule, encore un peu, vous aurez pu y passer. Quant au bébé, il doit vouloir plus que tout venir dans ce monde, parce qu'il s'est accroché à la vie. Si ce bébé n'était pas têtu, il aurait dû y passer. C'est un miracle. » Dit-elle en riant. Elle ne nous laissait pas le temps de nous remettre, qu'elle appliqua du gel sur mon ventre pour me faire une échographie. Je tournais la tête sur le côté pour regarder mon bébé et pour la première fois. Bon sang, on voyait son petit cœur battre à mille à l'heure. « C'est normal que son cœur batte aussi vite ? » bah oui, je ne m'y connaissais pas encore, alors ça m'affolait un peu. Tournant mon visage vers Cole, je prends instinctivement sa main que je dépose sur mon ventre. « Il est aussi têtu que son père tiens... » Ça promet. « M'namour, j'ai réussi à te faire tomber fou d'moi, je réussirai à te faire aimer ce gosse. Laisse-nous juste cette chance... Si tu m'aimes ? » Olalala, je n'ai même pas fait attention au petit surnom là, ça devait être dû à l'émotion qui m'animait et tout ce que je voulais, c'était qu'il laisse une chance à ce gosse comme j'étais prête à lui donner une autre chance. Dans tous les cas, je ne vais pas le forcer à quoi que ce soit, s'il refuse, je saurais m'occuper de ce gosse toute seule comme j'ai toujours su me débrouiller toute seule depuis la mort de mes parents.

____________________________________________________________________

I love you Like a Star @ heaven I love you Like a Star @ heaven I love you
avatar
Lucky E. Burberry

Messages : 28
Date d'inscription : 28/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: COKY ► Je suis venu te dire que je m'en veux... (8/02)

Message par Cole S.-Wildingham le Mer 15 Fév - 9:11

Je la voyais reculer, souffrir, peiner, mains sur son ventre, visage douloureux, et la panique s’empara de moi, en même temps que le poids de la culpabilité. Parce que je ne m’étais pas protégé avec elle, parce que je l’avais mise enceinte, parce que je l’avais vivement encouragée à avorter, allant même jusqu’aux menaces… Alors quoi ? J’allais payer le prix fort ? J’allais la voir y passer sous mes yeux ? Non, juste non. Hors de question. Je la portais dans mes bras, alors que dans un murmure faible elle me murmurait son amour… « Chuut… Ne dis rien, ne perds pas d’énergie à parler… » lui soufflai-je doucement avant d’accélérer, direction ma Rolls. Elle ne dit plus rien ensuite, paupières closes, inconsciente et ma fréquence cardiaque ne s’en affola que davantage. J’en venais à haïr ce gosse, ce machin microscopique, que l’on ne pouvait même pas qualifier d’enfant, c’était un embryon, il devait faire quoi 1cm ? 2 cm ? Et ce minuscule petit truc nous pourrissait déjà l’existence. Arrivés aux urgences, elle partit au bloc de toute urgence alors qu’une infirmière m’inondait de questions auxquelles pour la plupart, je ne savais même pas répondre. Avait-elle pris un autre traitement en plus de la mifégyne ? « J’en sais rien. » De quand datait la grossesse ? « J’en sais rien. » Je ne notais pas nos parties de jambes en l’air sur un calendrier moi. Est-ce qu’elle prenait une contraception avant ? « J’en sais rien. » L’agacement se faisait de plus en plus sentir dans ma voix. Est-ce que j’étais son petit ami ? « J’en sais rien. Amenez moi auprès d’elle tout de suite. » m’énervai-je pour finir sur la pauvre soignante. L’attente interminable touchait à sa fin et on finit par me conduire jusqu’à la chambre de Lucky. Mon cœur se serra en voyant la jeune femme étendue sur son lit d’hôpital, le teint pâle. « Hey… » soufflai-je en m’approchant lentement de son lit alors qu’une soignante faisait son entrée. Lucky questionna aussitôt l’infirmière sur son état et elle nous informa que la grossesse était toujours évolutive, malgré le traitement pris, malgré la mauvaise réaction qu’avait fait la jeune femme au comprimé ingurgité. Et sans que je puisse dire quoi que ce soit, voilà qu’elle appliquait du gel sur le ventre de la brune pour nous montrer de nos propres yeux que le truc était toujours là. Un vermicelle dans un immense poche noire avec un petit point qui clignotait au milieu. Ouais, c’est pas un bébé quoi, on est d’accord. Je regardais l’écran avec un air las alors que Lucky, elle, semblait déjà conquise par le têtard.  Lorsqu’elle posa ses prunelles sur moi, elle dut deviner mes pensées et elle s’empara de ma main pour essayer de m’attendrir. « Lucky t’es dans ce lit d’hôpital à cause de ce truc, t’as entendu l’infirmière ? T’as failli y rester ? C’est justement parce que je tiens à toi qu’il faut qu’ils te l’enlèvent… » J’allais pas passer les prochains mois à m’inquiéter pour elle comme ça, à paniquer à chaque appel, à craindre de la perdre comme ça avait pu être le cas à cet instant. La soignante sentant les tensions nous informa que tout allait bien, essuyant le gel et elle ajouta qu’elle nous laissait seuls un instant, s’éclipsant de la chambre.  « Ca n’a rien à voir avec toi et moi Lucky, je n’aime pas les enfants. J’en ai jamais voulu. Et puis si ça se trouve, on ne sait pas, il est peut être de Noah. » Prêt à dire n’importe quoi pour la faire rentrer dans le droit chemin. On était même pas fichu d’avoir une vraie relation, publique et affichée elle et moi, on était absolument pas prêts pour être parents.
avatar
Cole S.-Wildingham

Messages : 22
Date d'inscription : 29/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: COKY ► Je suis venu te dire que je m'en veux... (8/02)

Message par Lucky E. Burberry le Mer 15 Fév - 12:31


    Je ne sais pas si je dois sauter de joie ou au contraire prendre peur. Peur d'être future maman, mais pas que ça, peur de perdre l'homme que j'aime. Je n'ai pas souhaité tout ça, pourquoi faut-il que j'en paye le prix à chaque fois ? Pourquoi n'ais-je pas droit au bonheur une seule fois dans ma merdique vie ? Je veux dire, pourquoi n'ais-je pas le droit de garder et le gosse et l'homme que j'aime sans avoir à faire un choix qui de toute façon me rendra triste au final ? Franchement, j'avais un karma de merde et plus j'écoutais mon mec s'emballer, plus j'avais envie de fondre en larmes. Je lâche sa main et je tourne la tête sur le côté. « La faute n'est pas au bébé, mais à cette foutu pilule que j'ai avalé. » Ce n'est pas le bébé le problème, c'est mon corps qui a rejeté ce médoc. Mon moi qui désirais plus que tout garder ce bébé et ce, peu importe si ça me coûtait la vie. Cole, ne peut pas comprendre ce que ça fait que de porter un gosse, et même si ce gosse n'est qu'une petite graine de rien du tout. Ça restait un corps étranger qui m'habitait. L'infirmière décide de fuir toute cette tension en nous rassurant quand même. C'était sans compter que mon petit-ami rajoutait une couche un peu déplacée. « T'arrêtes avec Noah ? Est-ce que je te parle de ce que t'as fait avec Feryel ? Et puis si ça s'trouve, je n'ai même pas couché avec ! » Lui balancais-je presque sèche. « S'il faut qu'on fasse un test de paternité, on le fera... » Et bonjour la confiance bafouée. « Je ne t'oblige à rien, je ne te demande même pas d'assumer quoi que ce soit. Juste d'accepter le fait que moi, je veuille le garder. » J'ai besoin de personne pour m'occuper de ce futur gosse. Je vais apprendre à devenir une parfaite mère parce que ces choses-là, ça s'apprend tout simplement. « Et si tu me demandes de faire un choix entre toi et ce gosse, ma réponse est non. Pour une fois de ma vie, je veux avoir le libre-arbitre. J'en ai juste marre de penser qu'aux autres. » Car jusqu'à présent, je n'ai fait que lui obéir au doigt et à l'œil. Maintenant, s'il s'éloigne de moi à cause de ce que je porte dans mon ventre, j'y peux rien. Je l'aime et s'il m'aime vraiment, il comprendra mon choix et s'y fera avec.

____________________________________________________________________

I love you Like a Star @ heaven I love you Like a Star @ heaven I love you
avatar
Lucky E. Burberry

Messages : 28
Date d'inscription : 28/01/2017

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: COKY ► Je suis venu te dire que je m'en veux... (8/02)

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum